Le Temps d'une icône

Technique de l'icône

La planche

 

            La planche est l’élément végétal qui participe à la constitution de l’icône par  le symbolisme lié à l’arbre : relation avec le ciel et la terre.

Le bois le plus approprié pour recevoir l’icône est du tilleul, mais c’est du bois ayant un coût très élevé, donc je peins régulièrement sur du bois marin qui est un bois qui ne bouge pas dans le temps.

 

Il faut bien travailler la planche, la poncer pour recevoir le tissu qui va recevoir le "Levkas" qui signifie Blanc.

 

L’intérieur de la planche représente le monde spirituel et les 4 côtés représentent les quatre  évangélistes et les quatre points cardinaux.

 

Je colle donc un tissu très léger, qui dépasse un peu de la planche, avec de la colle de peau de lapin.

C’est une colle qu’il  faut faire tremper plusieurs heures et faire  chauffer ensuite au bain-marie.

Une fois liquide et tiède, je trempe mon tissu complètement dans cette colle et je le pose directement sur la planche en le lissant parfaitement.

Je  laisse sécher ainsi toute une nuit.

Le lendemain, quand la colle est bien sèche, je coupe les bords qui dépassent à l’aide d’un cutteur.

Ma planche est prête à recevoir le " Levkas".

 

Le "Levkas " est une préparation à base de blanc de Meudon et de colle de peau de lapin.

Il faut également faire chauffer cette colle au bain-marie et y intégrer progressivement le blanc de Meudon.

Une fois cette préparation prête, j’enduis d’au moins une de douzaine de couches ma planche, en laissant bien sécher entre chaque passage.

 

Cette opération terminée, je ponce le "Levkas" pour qu’ 'il soit bien lisse et uniforme.

 

Voilà, ma planche est prête à recevoir le dessin 

Le Dessin

Le dessin


Choisir son modèle  pour le dessin.

Nous pouvons le décalquer ou le recopier pour travailler les bases du dessin.

Il se compose de figures géométriques, mesure de la terre, qui met en relation l’esprit et la matière.

Par exemple le visage est dessiné  dans trois cercles.

 Le premier contient le nez, les yeux et le front.

Le second contient la suite de la tête et le troisième représente l’auréole.

La feuille doit être divisée en plusieurs quadrillages  pour positionner les personnages.

La hauteur du corps doit représenter au moins sept fois la hauteur de la tête.

La perspective du dessin est inversée et on a la sensation que les personnages, paysages et objet avancent vers le spectateur.

 

Il faut beaucoup s’exercer pour comprendre les diverses techniques du dessin car elles sont très complexes.

Pour moi, c’est aussi un travail de précision et d’attitude juste dont je n’ai pas encore toutes les clés.

 

Le report du dessin sur la planche.
 

Il se fait avec une feuille de papier calque que je fixe  sur l’esquisse..

Je retrace au crayon  le dessin en prenant soin de ne pas perdre la qualité de travail mais au contraire de l’améliorer.

 

Ensuite, je retourne le calque que je couvre de pigment en l’écrasant  avec la main.

 

Je dispose ce calque sur la planche en le fixant bien aux quatre extrémités, et je repasse sur les traits de crayon   avec une pointe fine de stylo.

 

 

Une fois l’esquisse transférer sur la planche je peux la graver avec une pointe sèche.

On appelle ce procédé la prise de possession de l’icône.

 

L' or symbolise la lumière divine incréée.
 

Je travaille le plus souvent avec de la feuille d’or libre de 23 carats. Elle est plus difficile à poser mais elle brille  davantage que la feuille d' or collée.

Une fois la planche gravée, je procède à la préparation de l’assiette  à dorer, matière faite de bol d' arménie qui est une argile très fine.

Il faut mélanger cette argile à de la colle de peau de lapin que l’on fait chauffer patiemment au bain- marie.

Poser ce liquide, tiède , sur les parties à dorer  en  quatre couches, en laissant bien sécher entre chacune d' elles.

 

Quand l' assiette à dorer est bien sèche , je la frotte avec un morceau de tissu rêche , surtout sans la toucher avec les doigts , pour la faire briller.

Je prépare une feuille d' or que je fais glisser délicatement sur le coussin à dorer en prenant soin de ne pas respirer et d' éviter tout courant d' air qui pourrait  la faire s' envoler.

C 'est un procéder très délicat.

 

Je coupe en plusieurs morceaux cette feuille d’or à l’aide d' un couteau à dorer et je prépare une mixtion à base  d' alcool à 90° , d 'eau , et de quelques gouttes de colle de peau de lapin.

Elle me servira à faire tenir ma feuille sur le bol d' arménie.

 

Quand les feuilles d’or sont posées, il faut attendre environ deux heures pour procéder au brunissage, à l’aide d’une pierre d'Agate.

Il faut effectuer de très légers mouvements rotatifs qui rendront l’or brillant et lumineux.

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Il existe deux méthodes de peinture, Russe et Byzantine.

Je préfère utiliser, pour ma part, la méthode byzantine.

Elle est faîte à base de pigments naturels et de liant que je prépare avec du jaune d' œufs .

C’est un symbole de résurrection, qui représente le germe de vie.

Je dilue ce jaune avec un peu d’eau et un peu de vinaigre de vin,.

C’est une des méthodes les plus anciennes qu’on appelle à la Tempera.

 

J'écrase le pigment voulu avec ce liant pour obtenir une pâte bien homogène que je dilue avec un peu d’eau bénite, de préférence.

 

Il faut toujours commencer la peinture par les couleurs les plus sombres pour aller au plus clair, des ténèbres vers la lumière.

 Finir par inscrire le nom sur l’icône; c’est marquer la  puissance du nom de celui qui le porte.

Le  tour de l’icône  sera peint en rouge.

Cela représente   l’alliance de Jésus avec les hommes par le sang.

 

Si vous êtes intéressé'(e)  à acquérir une icône  de Céline Frébault, c'est possible.
Certains tableaux représentés ici sont déjà vendus, d'autres sont disponibles.
Pour tous renseignements, vous pouvez contacter Céline  Frébault.
 
Contact :  iconesfrebault@gmail.com

 

Les différentes étapes de la préparation :

je dilue ce jaune avec un peu d'eau et un peu de vinaigre de vin.

C'est une des méthodes les plus anciennes qu'on appelle à la Tempera.

J'écrase le pigment voulu avec ce liant pour obtenir une pâte bien homogène que je dilue avec un peu d'eau bénite, de préférence.

Il faut toujours commencer la peinture par les couleurs les plus sombres pour aller au plus clair, des ténèbres vers la Lumière.

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